Si vous êtes pharmacien, que vous disposez de votre officine depuis plusieurs années et que vous avez envie de prendre votre retraite, la cession de votre bien semble l’une des meilleures solutions pour vous procurer un capital. 

Il n’en demeure pas moins que, outre le fait de trouver un repreneur, il convient de préparer cette vente quelques mois ou années en amont. Zoom sur la démarche de cession d’une pharmacie.

Préparer la cession de sa pharmacie

Pour tirer le meilleur parti de la vente, il faut tout d’abord s’intéresser à l’optimisation de ses comptes annuels. Un repreneur sera particulièrement sensible aux comptes de résultats et aux bilans des dernières années comme le précise le cabinet Plumecocq dans cet article.

Observer avec attention le résultat d’exploitation de l’officine

Pour estimer la valeur d’une pharmacie, on se base en particulier sur le RBE (Revenu Brut d’Exploitation), à l’instar de la plupart des entreprises d’ailleurs. Bien entendu, d’autres paramètres en compte comme la situation de l’officine, la concurrence, le fait qu’elle soit au nord de la France ou dans le sud, la valeur des actifs, etc. 

Pour espérer obtenir une plus grande plus-value à la vente, essayez d’optimiser ces chiffres sur les dernières années avant votre retraite professionnelle.

Faire appel à des professionnels pour la cession

Lorsque vous avez décidé de vendre votre pharmacie, il est bon de vous tourner vers votre expert-comptable mais aussi parfois de conseils juridiques (notaires). La vente pourra également être plus facilitée si vous faites appel à un mandataire spécialisé. 

Les cabinets proposant la vente et l’achat de pharmacies sont, en effet, habitués à aider les pharmaciens et habitués à traiter avec d’éventuels repreneurs. Généralement, sur la base de vos souhaits et à partir d’estimations factuelles, il est possible pour eux d’aider également certains repreneurs à choisir le bien qui pourrait être le vôtre.

Comment gérer la relation avec le repreneur d’officine ?

SI vos propres intentions quant à la revente peuvent être diverses (généralement pour partir en retraite ou pour récolter les fruits du travail de plusieurs années), les intentions de l’acheteur sont aussi à comprendre. 

Essayez de vous mettre à la place de ce dernier pour comprendre ce qui motive un éventuel rachat de pharmacie. Est-il jeune ? Dispose-t-il de capitaux suffisants ? Souhaite-t-il apporter des innovations à l’établissements ? Dans tous les cas, une conclusion sur la cession ne peut s’envisager que lorsque les différentes parties sont parfaitement transparentes entre elles.

Il faut agir avec psychologie, se poser beaucoup de questions sur la qualité des chiffres de ses comptes annuels et sur le potentiel de son entreprise. C’est en partie la raison pour laquelle les pharmaciens cédants ont besoin de se faire accompagner par des professionnels du marché.

Enfin, il ne s’agit pas de prendre un seul rendez-vous avec un repreneur pour conclure une affaire. Dans la plupart des cas, les deux parties ont besoin de se rencontrer plusieurs fois afin de détailler toutes les questions relatives au bien et toutes les réponses qu’il est possible d’apporter.

Qu’en est-il du marché de l’achat revente de pharmacies ?

Considéré comme relativement déclinant depuis de nombreuses années, le marché de l’officine représente toutefois un certain nombre de mutations tous les ans. Ainsi, en 2020, on constate 1 503 mutations d’officines pour un taux de rotation de 73 pour 1 000 officines. 

Ce qui est suffisamment significatif au regard du nombre total de pharmacies en France : Environ 22500 pour 55000 pharmaciens. Il s’agit à nouveau d’un très léger repli par rapport à 2019 qui n’est en aucun cas dû à la crise sanitaire liée au COVID-19. On peut donc être tout à fait rassuré sur le potentiel de cessions et de repreneurs pour l’année 2021.

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